L’anarchie du peuple québécois

Je rencontre un client aujourd’hui et il me dit :

Les Québécois aiment l’anarchie à petite dose.

Ce n’est pas tant cette réflexion dans son entièreté qui m’a frappé, mais l’utilisation du mot anarchie qui est très fort. Pas colère, pas révolte, mais anarchie comme dans le plus grand des désordres.

C’est comme lâcher l’animal en soin, la bête qui couve et qui n’attend qu’un moment d’inattention de notre part pour surgir, mais seulement en rêve. Un rêve d’adolescent de changer le monde, mais qui n’est jamais réalisé. La pensée qu’on peut encore faire une différence, mais qu’on pogne la chienne quand ça commence à marcher.

Juste pour le fun de savoir, est-ce que les Québécois seraient capables de faire leur printemps “québécois” s’ils étaient dans une situation similaire aux Tunisiens ?

Serions-nous capable de prendre une grande dose ? Une question philosophique juste de même.