La télévision et l’internet ne font plus qu’un

C’est dans l’air depuis un bon bout, mais les informations que je reçois depuis quelques mois viennent confirmer la tangente voulant que les couples télévision/ordinateur et canal numérique/Internet ne feront plus qu’un très bientôt.

Ça a commencé avec quelques annonces disparates de fabricants de télévision offrant des nouveaux modèles avec des prises pour câble réseau et des “tuners” vidéos Web intégrés à même la télévision. Pas besoin d’ordinateur pour aller voir matante Nicole avoir l’air nounoune sur Youtube, on peut maintenant le faire confortablement assis sur le divan, entre la diffusion de la Poule aux oeufs d’or et Virginie.

Ensuite, les distributeurs de contenu numérique comme Yahoo et Youtube ont mis en place des portails adaptés à la consultation sur une télévision.

Puis, j’ai reçu un sondage de Visible World via un courriel d’Advertising Age demandant aux membres de l’industrie de la publicité de donner leur avis sur le futur de l’addressability et la capacité des publicitaires de mieux cibler leur clientèle télévisuelle en utilisant un profilage extensif associé à un foyer. Parmi les questions, Visible World demandait notre degré de confiance de voir les fournisseurs d’accès de signal télévisuel de mettre en place un système fiable de ciblage des résidents des foyers d’ici les 18 à 24 prochains mois.

Finalement, le clou de mon cercueil techo-geek me confirmant que la collision télévision et Web était inévitable a été le fait de voir des publicités en bandeau, situées dans le 5e de l’écran de télévision (en bas de l’écran), durant une émission à Vtélé. Et oui, à la manière des publicités implantées par Google sur Youtube, des bandeaux publicitaires ont apparu pendant l’émission.

Je suis rassuré de voir que l’industrie de la télévision tente, avant qu’il ne soit trop tard, de peaufiner son modèle traditionnel-peu-flexible-sans-données-précises-pour-les-annonceurs pour éviter de subir le même sort que vivent les entreprises journalistiques à ce moment. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que l’augmentation de l’utilisation d’autres sources de divertissement (comme l’Internet) ne fait que segmenter les publics et diminue le temps d’attention disponible des auditeurs. On a qu’à penser aux chaines spécialisées qui ont été utilisées pour regrouper les auditeurs d’un même intérêt à un endroit pour vendre de la publicité plus ciblée. La faible part de revenu de ces chaines n’a pas totalement compensé la perte de revenus des chaines généralistes.

La clé du succès, pour les entreprises télévisuelles ou Internet, pour attirer un fort auditoire, en dehors de la technologie utilisée, reste la qualité du contenu publié. Point.

Reste à voir ce que l’avenir réserve à la télévision actuelle …