La sur-motivation excessive ou le service client perfectionniste

Caissier distraitEn fin de semaine, je suis passé au Chapters dans le West Island de Montréal. Moment souvent magique où je prends mon café Starbucks et où je flâne dans les rayons à la recherche d’une perle rare (un livre bien sûr, je suis marié quand même).

Arrive au comptoir pour payer le livre choisi et je tombe sur une caissière passionnée qui ne peut s’empêcher, entre le moment où elle me dit de glisser ma carte de crédit et le moment où je confirme la commande sur la machine, d’ouvrir son livre et de le lire devant moi, sans porter aucune attention à mon égard.

Bon point, j’étais dans mon monde à compléter la commande par moi-même, pas grand chose à faire de sa part. Autre bon point: on est dans une librairie, je m’attends à ce que les employés dévorent les livres et qu’ils puissent en connaitre le plus possible pour bien me conseiller.

Et de là-bas, je suis reparti avec un malaise. Celui de ne pas être capable de départager, entre ma fascination de voir autant d’intérêt pour la lecture et mon arrière-goût de service-client tout simplement fonctionnel, sans passion, quel était mon degré de satisfaction de la relation.

Je suis resté dans un espèce de no man’s land émotif. Une sécheresse sentimentale. Pas capable de déterminer si l’expérience a été positive ou non : Mon cerveau rationnel faisant des brûlures indiennes sur les bras de mon cerveau émotif qui lui, donne des pichenottes dans les yeux du cerveau rationnel. Pas de gagnant, seulement de la confusion.

Si vous y pensez bien, est-ce que c’est une expérience positive ou non ?