Category: Tendances

Un iPod manuel à 4 vitesses au plancher

Suzuki Swift
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Les habitudes de consommations changent des industries entières. Et les premiers à comprendre ça sont les manufacturiers de voitures.

En 2000, la plupart des sous-compactes offraient un lecteur CD en option, mais pas de fenêtres ou de verrous de porte automatique

En 2004, la plupart des sous-compactes offraient un lecteur CD MP3 en option et dans quelques cas, des verrous de porte électriques.

En 2010, Ford, qui a survécu à la crise américaine sans avoir demandé d’aide financière, a introduit la Ford Fiesta avec SYNC. Ce système de gestion technologique permet de connecter les téléphones intelligents au système sonore du véhicule. Avec une simplicité déconcertante, Ford a permis de connecter appels, musique et messages textes vocaux directement au véhicule.

Du jour au lendemain, les sous-compactes qui étaient considérées comme des lost leaders de la gamme de voitures des manufacturiers ont dû offrir des fonctionnalités multimédia avancées pour rester concurrentielles.

Adapt or die

La pression du marché a obligé les manufacturiers à revoir le modèle de vente des sous-compactes. Du modèle peu coûteux qu’on achète parce qu’on a pas un budget suffisant, la sous-compacte est devenue un modèle de voiture qui sert à sécuriser les jeunes auprès de la marque. Beaucoup plus de jeunes ont désormais des voitures obligeant les manufacturiers à innover pour mettre en contact les jeunes et la marque.

Impossible aujourd’hui de trouver une sous-compacte neuve qui n’a pas de connectivité iPod et rare sont celles qui ne connectent pas le téléphone via Bluetooth.

Et c’est comme ça que d’élément sportif, la sous-compacte est devenu une extension du lifestyle des jeunes. Fini le temps où une transmission manuelle était un élément supra-nécessaire-je-ne-suis-pas-cool-si-j’ai-une-auto-automatique pour les jeunes. Maintenant, c’est la technologie qui compte.

Alléluia ! Top 7 des trucs à considérer sur le Web à partir de 2012

Image trouvé sur le site de http://www.gapingvoidgallery.com. Vous aimez, vous achetez. C'est comme ça que cet excellent artiste gagne son pain

J’ai étalé mon rêve pour Lubie en 2012. Et ça venait du constat que Sherbrooke inc. ne risque pas assez sur le Web. Dans un moyen marché comme Sherbrooke, beaucoup plus d’entreprises auraient avantage à faire plus d’essais sur le Web.

Il est inconcevable qu’une entreprise B2C n’ait pas déjà un site mobile et qu’elle ne soit pas inscrite sur Google Places. Il est aussi inconcevable qu’une entreprise qui vend des produits uniques (fabriqués ou distribués) n’offre pas ses produits à vendre en ligne.

L’attention des internautes n’a jamais été aussi courte et la fonction marketing d’une entreprise n’a jamais été aussi nécessaire.

Avinash Kaushik offre un reality check à toutes ces entreprises qui ont perdu leur guts et qui ont oublié que leur très tendre naissance s’est faite à grandes prises de risque.

Partagez votre vision, écoutez votre entourage et essayez… On ne sait jamais ce qui en sortira.

Concierge Web

Plusieurs types de conciergeries existent. On connait bien les concierges dans les hôtel qui offrent des services de dépannage pour les hôtes. Billets de spectacles, nettoyeur à sec, réservation dans les restaurants, les concierges rendent de nombreux services.

Dernièrement, plusieurs entreprises ont commencé à offrir des services de conciergerie privés pour la gestion des courses quotidiennes. Il est désormais possible pour une personne d’avoir ses vêtements ramassés chez le nettoyeur à sec, l’épicerie achetée, les enfants ramassés à la garderie.

Pour accomoder leurs meilleurs clients, des banques offrent maintenant des services de concierge pour la gestion des finances et même, des services de concierge personnel pour gérer les activités quotidiennes pour permettre à leurs clients de concentrer leurs efforts à faire plus d’argent (NatWest, Hyatt et HSBC).

Un techno-concierge

concierge

De plus en plus, les compagnies d’informatique offrent des services de conciergerie technologiques. Auparavant proposés par de petites compagnies (CountryPointe, Creative et Advent Media), les services de concierge technologique font maintenant partie de l’offre des grandes entreprises (Costco et HP).

L’objectif :  offrir un service personnalisé et totalement dédié à la satisfaction des besoins technologiques des clients.

La montée en popularité est évidente comme en fait foi l’utilisation du terme dans une publicité de Intermedia, un des plus grands fournisseurs de “Hosted Exchange” en Amérique du Nord.

Concierge Web : Du nouveau

Je n’ai jamais rencontré de service de conciergerie Web. Je trouve l’idée intéressante. À quoi pourrait ressembler un concierge Web ? Un concierge Web, ce serait une personne qui :

  • Est payée à l’heure pour assister ses clients dans la réalisation de ses actions Web
  • A un énorme réseau d’affaires qui lui permet de faire réaliser des tâches rapidement et professionnellement
  • Connait bien comment chacune des composantes de l’écosystème Web fonctionne et interagit avec son environnement
  • Peut faire les mises à jour dans un site Web, répondre à des “posts” sur Facebook, prépare des rapports statistiques sur la performance des outils Web
  • Prépare des cahiers de charge et des appels d’offre pour ses clients
  • Corrige et ajuste les problèmes rencontrés
  • Etc.

Selon ces exemples, nous pourrions très bien considérer un chargé de projets pour réaliser ces activités. Je crois toutefois que l’apport du concierge est beaucoup plus précis. Contrairement au chargé de projets, le concierge Web est beaucoup plus axé “opérations” et doit avoir une attitude de terrain, d’instinct, de la fougue et de l’entêtement. Il est moins un chef d’orchestre et plus le leader d’une équipe SWAT.

Est-ce viable ?

La question est de savoir si un service de concierge Web pourrait suffisamment générer de demande pour en faire une entreprise viable. Oui et non.

Oui, parce que les besoins Web des entreprises deviennent de plus en plus exigeants et il n’est pas toujours possible d’engager, à l’interne, des personnes pour faire le travail. De plus, les temps de réponse sur le Web étant de plus en plus courts, une personne dédiée à la réussite de l’entreprise sur le Web peut devenir rapidement indispensable.

Non, parce que la valeur d’une présence efficace n’est pas encore toujours reconnue par les PME de sorte que l’embauche d’une personne externe pour faire le travail peut donner l’impression d’être trop onéreux pour les bénéfices apportés.

Le concept reste quand même à étudier à savoir s’il est possible d’en faire une profession officielle et rentable.

Le jour où Facebook devint un marché au puces

Ça y est. J’attendais le jour où Facebook allait devenir la somme de toutes les plaies du Web. C’est arrivé. D’accord, c’est une machine drôlement efficace qui a réussi à amalgamer 500 millions d’abonnés en un seul endroit. À lui seul, cet exploit mérite qu’on coule une statue de bronze à l’effigie de Zuckerberg. Par contre, après avoir subit les premiers assauts de spam, d’avoir appris que telle personne avait la personnalité d’un panda (ascendant couleuvre) et d’avoir reçu, chaque jour des messages publicitaires dans ma boite de réception, voilà qu’entre la dimension marché au puces avec le nouveau trend de eCommerce dans Facebook et MySpace.

Sincèrement, on a sacré lorsqu’on a reçu trop de pourriel dans nos boites de courriels, on a paniqué en recevant des liens de virus dans les messageries instanées, je n’ose pas imaginer ce qu’une plateforme ouverte comme Facebook va attirer comme crooks, vlimeux et pas sérieux dans un avenir proche… Nous verrons bien !

Le nouveau dada de Google

Ce n’est pas nouveau : Chaque jour, on est bombardé par de la publicité de masse qui nous incitent à acheter un produit, à utiliser un service, à essayer une nouveauté…

Lorsqu’on veut faire un achat significatif, la plupart d’entre nous, consommateurs, allons valider auprès de sources de confiance : la conjointe, un ami, un utilisateur aguerri, un expert, etc. Le but de l’exercice : se faire confirmer que le choix proposé par la publicité est effectivement le choix qui nous convient le mieux.

Le web social, lieu encensé par les marketers du monde, représente une solution oh-combien-alléchante pour connaitre rapidement et à peu de coûts l’appréciation d’un produit/service et pour personnaliser au maximum l’offre de produit/service.

Google a flairé la bonne affaire et risque fort bien de délaisser la recherche traditionnelle et étendre ses tentacules dans le web social pour attirer un plus grand nombre d’entreprises à utiliser ses services.

Forever Beta – La force des utilisateurs

Toujours dans ma lecture de la tendance Foreverism (premiers commentaires ici), je remarque une section sur l’importance de lancer quelques produits en versions beta afin de générer un engouement auprès des core users et recevoir des informations précieuses sur les caractéristiques à développer pour le produit.

Ça me rappelle un projet datant déjà de 4 à 5 ans où nous devions concevoir une application en ligne révolutionnant l’accessibilité à un service offert offline. En cours de projet, lors de rencontres avec le client, notre équipe a évoqué le fait que l’application devrait sortir en beta, profiter de l’exposition médiatique générée par le fait d’être la première entreprise à chambouler le modèle traditionnel et surtout, expérimenter l’application avec des vrais utilisateurs pour s’assurer de développer des fonctionnalités vraiment recherchées. Le verdict du client : Non, l’application en ligne sera lancée en ligne parfaite ou ne sera pas lancée du tout.

Un mois plus tard, deux semaines avant notre lancement, une autre entreprise, lançait une application identique, en version beta et en mettant l’emphase sur la participation des usagers pour rendre leur plate-forme de base en une plate-forme parfaite pour ses usagers. Le président de l’entreprise a engagé la conversation avec ses usagers via courriels et blogue.

Résultats : Des deux entreprises, l’une est devenue la référence (à la Amazon) avec 25 000 utilisateurs et l’autre n’est restée qu’une copie.

Le magasin général du coin

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Je suis en pleine lecture des nombreux courriels de TrendWatching.com sur les tendances à venir. Le premier article lu est assez exceptionnel quant à la capacité aux grands penseurs de bonifier, réinterpréter, revendre des concepts éprouvés déjà existants. L’article traite du fait que dans la nouvelle économie 2.0, les entreprises n’ont pas le choix de créer une “conversation” avec leur clientèle et de proposer des produits beta pour les inclure dans le processus créationnel, obtenir leur avis et accoucher d’un produit qui répond vraiment à leurs attentes.

Je viens de la campagne, mes parents ont racheté le magasin général de mon grand-père, ont triplé sa superficie et ont fait des affaires pendant 35 ans dans une communauté d’environ 1000 personnes. Depuis que je me souviens que j’existe, mes parents m’ont rappelé qu’il était primordial que je présente une belle image, que je respecte mon entourage, que j’entraide les autres, etc. Avec les années, j’ai compris que sur 1000 personnes, mes parents n’avaient pas les moyens de perdre un seul client. Aucun.

Ce que mes parents ont bâti avec fierté en 35 ans, c’est ce capital conversationnel mentionné dans l’article. C’est leur capacité à créer un lien franc avec leur clientèle, écouter leurs problèmes, suggérer des solutions, faire une rétroaction et ajuster le tir. Avec les années, mes parents sont devenus la référence dans la communauté pour un ensemble de situations, reliées à leur commerce ou non.

Combien de fois un cultivateur sortait du champ, en pleine cueillette des foins, en sueur, pressé par la pluie, avec un boyau d’arrosage fendu, une bolt écrasée, un outil brisé demandant à mes parents une solution rapide leur évitant d’avoir à faire 90 km de route pour une pièce de rechange ? Le samedi d’après, je me souviens des longues conversations sur le bord du comptoir où le cultivateur expliquait comment l’amanchure de patente-chose vendu par mes parents avait permis de bloquer le maillon de retiendu du peigne à foin articulé.

Combien de fois mes parents ont soutenu les activités de la communauté, ont repris des articles invendus à la fin d’un tournoi de balle molle, ont donné des chandails à une équipe locale pour les encourager ?

Le nombre d’occasion où mon père, en pleine soirée, a ouvert à la porte aux meilleurs clients pour les dépanner, pour leur vendre la pinte de lait manquante pour le déjeuner du lendemain ?

Et c’est sans compter les demandes des clients pour lesquels mes parents garantissaient un retour satisfaisant en une semaine. Peu importe la demande, mes parent savaient. Point.

Mes parents n’avaient pas internet, n’ont pas lu tous ces livres de marketing, n’ont pas engagé de consultants-experts-formé-justement-pour-le-besoin-précis-que-tu-soulèves. Mes parent ont engagé la conversation, ils ont régulièrement trouvé des solutions beta et demandé une rétroaction. Ils ont été à l’écoute des besoins de leurs clients.

C’est leur entreprise, leur coeur et ils avaient besoin de tous leurs clients pour réussir.

L’article de Trend Watching ne nous apprend rien. Il ne fait que replacer dans un contexte Web 2.0 ce que tant d’entreprises ont mis en place depuis des siècles. L’article sert plus d’avertissement aux mauvaises entreprises qui ont ignoré les nombreuses tentatives de conversations émanant de leur clientèle.

Et cette tendance du Foreverism au sein des mauvaises entreprises est aussi présente que peut l’être la peur de vivre un PR Nightmare comme l’ont vécu Domino’s Pizza, United Airlines, Bell Canada.

Car être dans la conversation permet certes de voir venir les goûts des internautes et offrir des produits/services satisfaisants. Ça permet aussi de voir la grogne dès sa naissance et de la désamorcer avant que ça fasse trop de ravage.

Et, tout comme mes parents, Ford ou Coca-cola n’ont pas les moyens de perdre des clients. N’est-ce pas ?